Extraits des chapitres

" Il faut passer sa vie à payer sa maison. "

Actuellement, dans un couple, un des conjoints travaillera pratiquement 20 ans ou plus uniquement pour payer l'habitation (maison ou appartement).

Pour les personnes à revenus suffisants, ce n'est pas un problème insurmontable, et cela leur assure la demeure de leurs rêves ou presque, qu'ils peuvent améliorer et personnaliser au cours du temps... et que leurs enfants devront finalement vendre pour payer les droits de succession...

Pour les autres, ce ne sera pas "20 ans", mais un loyer "à perpétuité", jusqu'à leur dernier jour, avec l'angoisse de la diminution des revenus lors de la retraite et/ou du décès d'un des conjoints, ce qui obligerait à rechercher un logement à plus bas prix, avec le déracinement que cela implique.

Enfin, pour les plus démunis, ce sera la boîte en carton sous un pont, situation que j'ai bien failli connaître.

A moins de bâtir sa maison soi-même, sur un terrain d'immondices remblayé, en zone inondable au pied d'un volcan près d'une autoroute longeant une voie de TGV et une ligne haute tension, l'immobilier est très cher en France. Pour trois raisons de coût : le terrain, les matériaux, et la main d'œuvre.

~ Le terrain. "Grâce" au Code de l'Urbanisme (conçu par des gens riches pour des gens riches), les terrains à bâtir sont devenus très rares en proportion de la surface totale d'une commune, et sont donc chers comme tout ce qui est rare. De vastes zones dites "naturelles", mais absolument sans aucune valeur écologique, ont été interdites à l'habitat. Que voulez-vous, il fallait bien penser aux pauvres yeux des pauvres citadins qui ont besoin d'immenses espaces verts pour se reposer la vue le week end, loin de leur HLM tagué ; y autoriser quelques habitations, cela aurait été comme autant de coups de poing dans le dit oeil... Tandis qu'une boîte en carton sous un pont, c'est bien plus esthétique, n'est-ce pas ...?

(...)

 

" L'école ne sert à rien ".

Après avoir trouvé un abri, il faut avoir de quoi subsister. Il faut avoir un emploi.

On dit qu'il faut préparer sa retraite dès 20 ans ; il en est de même pour l'insertion professionnelle : il faut la préparer dès ses 10 ans.

Entre 10 et 15 ans, c'est la période où l'on est au maximum de ses possibilités physiques et intellectuelles. C'est alors qu'on a le plus de capacités pour apprendre, et se forger le caractère et la volonté. Après, c'est déjà le commencement du déclin...

En effet, à 18 ans, toutes les connexions entre les neurones sont définitives. Or, ces connexions ne s'établissent pas en mangeant ni en prenant des médicaments ; elles ne se forment que par l'apprentissage. C'est pour cela que les adultes ont tant de difficultés à apprendre une langue étrangère ou un instrument de musique, voire un ordinateur : ils n'ont pas les connexions qu'il faut, par manque d'apprentissage durant l'adolescence.

Souvent, on entend la remarque suivante, concernant tel ou tel cours : "ça ne me servira jamais plus tard". A première vue, on peut effectivement se demander à quoi servira la trigonométrie à un futur commerçant. En fait, cet exercice cérébral d'abstraction servira à connecter des neurones qui, plus tard, l'aideront à gérer ses stocks. Le cerveau est un muscle qu'il faut exercer. Après 18 - 20 ans, il sera trop tard : le cerveau commence déjà à perdre des cellules chaque jour, non remplacées...

Donc, si, avant cet âge, on a toujours abdiqué devant le moindre effort intellectuel, notamment à l'école, on restera un sous-développé toute sa vie. On quittera l'école sans diplôme. Comme on n'a jamais pris l'habitude de travailler, les contraintes d'un milieu professionnel paraîtront insurmontables et intenables, et on ira d'un petit boulot à un autre, d'une déception à l'autre, avec à la clef une amertume croissante, qu'on fera passer en tabassant femme et enfants... A moins que, dans un sursaut de lucidité, on accepte enfin la formation qu'on avait jadis rejetée à l'école... Mais, avec un cerveau désormais figé dans ses déficiences, ce sera bien plus dur qu'en s'y étant mis dès le collège...

(...)

" Le chômage n'a pas de solutions "

Dans le domaine de l'emploi, les responsables politiques manquent totalement de logique (voir plus loin). Les responsables syndicaux aussi, d'ailleurs. En ce qui concerne ces derniers, combien de fois n'a-t-on pas assisté au triste scénario suivant :

1) une entreprise ne va pas très bien ;

2) "on" fait courir le bruit de licenciements possibles (même si ce n'est pas vrai) ;

3) on se met aussitôt en grève ;

4) ces mouvements sociaux finissent de déstabiliser l'entreprise, qui coule... et son personnel gréviste avec elle...

5) tout le monde est bien avancé !

Quand une entreprise connaît des difficultés, ce serait quand même plus intelligent de la soutenir et de voir ensemble comment la sortir d'affaire. Cela me rappelle une époque (censée révolue ?) où des syndicalistes mettaient à mal leur entreprise rien que pour faire mordre la poussière au patron, l'ennemi public n°1 ; quand ils avaient atteint leur patron là où cela faisait le plus mal, c'est à dire en torpillant son entreprise, ils étaient très fiers et triomphants : "une grande victoire pour les prolétaires" ; puis, ils allaient rééditer leur exploit ailleurs, tandis que le reste du personnel se retrouvait sur le carreau... Amère victoire !

On oublie souvent (ou on feint de l'ignorer), que pour qu'une entreprise puisse vivre, ils ne suffit pas qu'elle fabrique de bons produits, il faut aussi et surtout qu'elle arrive à les vendre... Cela semble évident, comme ça, mais apparemment pas pour tout le monde : on a vu le personnel d'une fabrique de téléphones portables refuser l'idée d'une réduction d'activités, pour le motif que leur produit était bon ; mais qu'il soit non vendable dans un marché saturé, ils n'en avaient rien à faire : il fallait continuer à produire, en pure perte.

(...)

 

" On n'a pas le droit de se défendre "

Cela ne sert pas à grand chose d'avoir un logement et du travail, si c'est pour vivre dans la hantise permanente de voir son habitation cambriolée et le fruit de son travail passant à devoir remplacer sa télé tous les quinze jours, et sa voiture toutes les deux semaines...

Sauf pour les gens des médias. Car, avec leur salaire confortable, ils ont de quoi vivre dans un endroit sûr, dans une habitation sécurisée, et ils ont des voitures récentes difficiles à voler et bien assurées. Celui qui a un salaire mensuel de 15.000 €, peut se faire voler sa télé 30 fois dans le mois sans en être affecté outre mesure...

C'est pour cela que, dès que quelqu'un crie qu'il en a marre de travailler pour être dépouillé par les petites frappes de banlieue (ou d'ailleurs), les gens de télé, choqués et offusqués de cette atteinte aux droits "légitimes" des truands, parlent aussitôt de dérive sécuritaire, et toisent de haut cet "affreux" qui refuse de se laisser racketter, tabasser, voler et/ou violer. Du coup, l'intéressé, excédé, se tourne vers un parti qui lui promet cette sécurité dont il rêve.

Il faudrait révéler aux jeunes, que l'insécurité croissante qu'ils connaissent depuis "tout temps", ne remonte en fait qu'à une vingtaine d'années, et elle est entièrement due à l'attitude extravagante des médias. Incroyable ? J'exagère ? Non, pas du tout.

Cela a commencé en 1981. Le nouveau Président, n'en revenant pas d'avoir été élu (avec une faible marge, il est vrai), ne se tenait plus de joie. Dans l'euphorie de la victoire, il a décrété une amnistie bien plus large que d'habitude ; bref, il a vidé les prisons des truands qui avaient voté pour lui, sans réaliser le moins du monde qu'il faisait ainsi peser une menace sur la sécurité des gens honnêtes qui avaient aussi voté pour lui...

Parallèlement à cela, il a épuré radios et télévisions publiques, pour y mettre des personnes partageant mieux ses vues et qui le critiqueraient moins. Cela n'a pas été négatif dans tous les cas. Ce coup de pied au derrière a valu à l'un des "éliminés" de se retrouver ensuite maire de Toulouse et actuellement Président du CSA ; juste retour des choses... Comme disait Gilbert Bécaud : "ce coup de pied, Monsieur, valait de l'or".

(...)

" Les chasseurs ont tous les droits ".

Je ne puis m'empêcher de vous soumettre un autre dialogue entre Lucas et Saïd, concernant le fait de tuer des animaux "pour le plaisir". Cette scène se passe devant les arènes de Nîmes.

(...)

- À notre époque, dit Lucas, on n'y tue plus des hommes, pour se divertir, mais encore des animaux, dans les corridas.

- Comme je te connais, tu dois être contre ça?

- Ben oui. Je ne trouve pas ça digne d'un être humain : enfoncer des harpons dans le dos de cette pauvre bête, pour lui faire perdre plein de sang, tout en la faisant courir de partout pour achever de l'épuiser ; puis, quand elle n'en peut plus, et qu'elle reste immobile, dégoulinante de sang, on lui enfonce une épée, parfois dans le coeur, mais souvent on le rate et on atteint un poumon, ce qui fait que l'animal bave longuement du sang et finit étouffé... Bouah! Et tout ça pour "se distraire"! On est bien loin du but de notre présence sur terre.

- Apprendre à aimer...

- Oui, et on ne peut pas dire que ce genre de chose est un acte d'amour.

- Et ils vont rater leur " apprentissage ".

- Ou bien il leur faudra jouer les "prolongations" dans l'autre monde ; quand ils y arriveront, ils risquent de se retrouver entourés des animaux qu'ils ont tués sans nécessité, et il y aura quelques explications pénibles...

- Et la chasse, c'est mal aussi, alors...

- Dans des pays où on ne manque pas de nourriture, et où on fait ça pour "se distraire", ce ne sont pas non plus des actes d'amour. D'ailleurs il suffit de voir, à part les vieux, qui s'adonne à la chasse : ce sont souvent des gens qui n'ont pas une vie très valorisante, et comme ils ne peuvent pas se défouler sur leur contremaître ou sur leur femme, ils se revengent sur les animaux : le "pouvoir de tuer", ça leur remonte le moral ; avec un fusil et une intelligence humaine, ils sont tout fiers de se sentir supérieurs à un animal sans fusil, sans 4x4 et sans intelligence. Et ceux qui se mettent en travers de ça, même malgré eux, n'ont qu'à bien se tenir : si des enfants parlent un peu fort sur une route où des chasseurs sont à l'affût, on leur tire dessus ; si un berger n'aime pas qu'on vienne chasser au milieu de ses moutons, on le tue à coups de crosse... Ceci dit, à choisir entre deux maux, il vaut mieux se défouler sur les lapins que tabasser ses enfants...

- Comme tu dis dans ta chanson avec l'enfant battu...

- Oui : quand tu es dans un mauvais jour, il n'est pas possible toujours, avec ton fusil à la main, de te venger sur les lapins.

- Et les pêcheurs?

- Les pêcheurs à la ligne? Tu vas trouver que je manque de logique, mais ce n'est pas pareil : on ne tire pas sur le poisson, et celui-ci n'est pas obligé d'avaler l'hameçon : s'il n'est pas trop glouton, il peut manger l'appât sans le reste : personne ne l'oblige à se "suicider". Mais il faut quand même éviter de les faire souffrir en les laissant longuement agoniser. Heureusement, il y a de plus en plus de pêcheurs qui remettent à l'eau le poisson pris.

- Les chasseurs ne peuvent pas faire pareil...!

- Non, mais ils trouveraient plus de satisfaction à se réunir entre eux, toujours dans la nature, même avec des battues, sonneries de cors et tout le reste, mais pour photographier les animaux au lieu de les tuer, et on serait fier des plus belles photos. Un grand avantage : un même animal peut être photographié par beaucoup de personnes : imagine que dans une forêt il ne reste plus qu'un seul cerf, si on le tue c'est fini ; tandis que le photographier cela permet encore à d'autres d'éprouver le même plaisir d'une telle rencontre rare. Et ceux qui n'aiment que le sang, quand ils arriveront dans l'autre monde, et qu'ils se retrouveront (sans fusil) face à plein de lapins et de sangliers qu'ils ont tués, il y aura aussi des explications embarrassées...

Saïd rit en imaginant ce spectacle...

(...)

" Se servir d'une automobile est un crime ".

Vous pressentez encore un couplet sur l'insécurité routière et un haro sur les automobilistes ? Pas du tout, au contraire. L'insécurité n'est pas du côté que l'on croit. On se focalise sur les 8.000 victimes de la route, alors que les personnes qui entrent à l'hôpital pour une maladie bénigne et qui en sortent dans un cercueil à cause des infections nosocomiales, sont bien plus nombreuses ; 30.000 personnes par an meurent à cause d'un excès de sel dans l'alimentation ; 150.000 personnes meurent d'un cancer du poumon.

Au lieu de prendre des mesures énergiques dans les domaines (moins spectaculaires et médiatiques, il est vrai) où il y a des dizaines de milliers de victimes, on préfère faire régner l'insécurité chez le moindre malheureux qui a le culot de posséder une automobile. Notre société adore pratiquer le nivellement par le bas ; par conséquent, il faut obliger ces "sales bourgeois" d'automobilistes à se passer de leur véhicule et aller à pied "comme tout le monde". Ce genre de raisonnement n'est jamais avoué, mais il reste sous-jacent à de nombreuses mesures démontrant une véritable haine de l'automobiliste.

Un exemple ? Au cours d'une cohabitation fin des années 1980, le gouvernement a estimé que le super à 4 F, c'était trop bon marché ; il a profité des vacances d'été pour ajouter 1 F (+ 25 % !). Bien entendu, quand, plus tard, les prix du pétrole ont... flambé, on n'est jamais revenu sur cette juteuse augmentation...

J'ai connu un responsable des voies fluviales ; pour lui, l'idéal c'était un canal sans bateaux et sans eau... A la SNCF, dans le même style, on aurait aimé des trains qui ne s'arrêtent nulle part, et de préférence sans voyageurs... Pour la voiture, certains aimeraient une sécurisante limitation de vitesse à 0 km/h... Vérification faite, ces personnes habitent à proximité d'une bouche de métro dans une ville pourvue de toutes les commodités ; comme elles n'ont pas vraiment besoin d'un véhicule, elles estiment que les autres n'ont qu'à s'en passer aussi... J'aimerais bien les voir ici en Ardèche, où je dois faire 6 km pour poster une lettre, 18 km pour aller chercher un recommandé, 30 km pour acheter du pain, et 40 km pour trouver une supérette ou une pharmacie. Un soir, je m'étais entaillé la jambe avec un couvercle à créneaux de pot de peinture ; j'ai gagné une demi-heure en allant moi-même en voiture à l'hôpital, avec un gros bandage à la jambe...

L'insécurité est aussi pour l'automobiliste dans l'application aveugle de règlements abusifs. Prenons un cas réel : un maire, confondant limite d'agglomération et limite de commune, a planté le panneau d'agglomération en plein champs. A 2 heures du matin, un automobiliste y est contrôlé à 90 km/h au lieu de 50. Objectivement, il n'a constitué un danger pour absolument personne. Néanmoins, on lui enlève son permis de conduire. Sans permis, il ne peut plus se rendre à son travail, dans une région dépourvue de moyens de transport. Sans travail, il ne peut plus payer son logement. Finalement, il se retrouve à la rue, SDF, avec toute sa famille. Pourquoi ? Pour avoir fait du 90 entre une vigne et un terrain vague. Pour ce "crime", on ruine la vie de toute une famille. C'est disproportionné et révoltant.

(...)

" Il faut faire grève avant toute discussion ".

En dehors de ceux qui font grève pour... avoir du travail (comprenne qui pourra...), il y a ceux qui veulent un p'tit avantage de plus, et ceux qui voient leur salaire inchangé depuis des années malgré la hausse du coût de la vie.

Pour ces derniers, la solution est simple, et appliquée sans catastrophe dans d'autres pays : l'indexation des salaires sur l'augmentation des prix des produits indispensables à un ménage et non soumis à fluctuations saisonnières ; c'est ce qu'on appelle le "panier de la ménagère". On définit une série d'indices pivot, et lorsque l'un d'entre eux est franchi deux mois de suite, on augmente les salaires en conséquence. Le risque, avancé jadis, de relance de la spirale inflationniste, était valable à l'époque où les prix augmentaient de 15 % par an ; l'argument est moins valable actuellement avec une inflation réduite à 1,5 ou 2 %...!

Quand des chômeurs en fin de droit, qui recherchent désespérément du travail, voient des gens faire grève et mettre le couteau sur la gorge du patron pour avoir un avantage de plus, ils ressentent la même vexation que lorsque un affamé voit des riches jeter la nourriture parce qu'elle n'est pas assez salée à leur goût...

Une grève reste préjudiciable pour tout le monde : l'entreprise qui est fragilisée et perd des clients, et le personnel qui perd des journées de travail. J'ai connu une entreprise de matériel électrique, qui employait 1500 personnes. Ces personnes étaient soulagées de ne pas être employées dans des mines de charbon qui fermaient les unes après les autres. Mais ce n'était pas suffisant. Toutes les deux ou trois semaines, les syndicats appelaient à la grève pour avoir des augmentations, qui leur étaient systématiquement accordées. Après quelques années de ce régime, ce fut évidemment le dépôt de bilan. Un proverbe dit "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise" ; cela a été le cas. Tout le monde s'est retrouvé au chômage, sauf les délégués que le syndicat a fait embaucher ailleurs, et les patrons qui avaient assez d'argent de côté pour une retraite confortable : ils avaient accordé toutes ces augmentations sans discuter car ils préféraient une retraite paisible anticipée plutôt que se batailler contre les syndicats pour la survie de l'entreprise. Le personnel aurait dû se méfier de ces avantages reçus aussi facilement...

La grève ne devrait être utilisée qu'en tout dernier recours, après des négociations, comme en Allemagne. En France, on fait grève d'abord, et on négocie après, dans des conditions psychologiques détestables.

(...)

 

" La vie n'a pas de sens ".

Après avoir trouvé un logement, du travail et la sécurité, avons-nous tout pour être heureux ? Peut-être pas. Il nous manque une dimension existentielle. On peut se demander d'où on vient, où on va, pourquoi on vit. Je n'ai pas de réponse personnelle. Je me contenterai de vous communiquer ci-après ce que le jeune Lucas avait trouvé, et cela lui a malheureusement valu sa fin dramatique. Il en avait fait une chanson ; il l'écoute ici avec le petit Saïd et répond à ses questions. Si vous n'êtes pas intéressé, passez au chapitre suivant...

(...)

Lucas s'assit à côté de Saïd, qui lui demanda :

- Qu'est-ce qu'on fait, ce soir ?

- Comme il n'y a rien de particulier à la TV avant 22 heures, j'aurais bien voulu te faire écouter une partie de mon CD : ainsi tu serais le trente-troisième à l'avoir entendu... Ou tu préfères autre chose ?

- Non, ça va. Fais-moi donc écouter cette fameuse chanson pour laquelle tu as des problèmes, ça m'intéresse de savoir.

Lucas installa le CD, et remit la télécommande à Saïd.

- Ainsi, tu peux appuyer sur " pause ", si tu veux dire quelque chose, ou en discuter. Comme je te l'ai dit ce matin, cette chanson est pour les jeunes de ton âge qui se demandent pourquoi on est sur terre. Le jeune qui parle, dans la chanson, commence par raconter qu'il s'est un jour retrouvé à l'hôpital pour une petite opération, genre appendicite, et qu'en voyant les autres malades, ça l'a fait réfléchir. Voilà, je mets en route, et tu stoppes quand tu veux.

La voix fraîche et claire du jeune chanteur de 14 ans, se fit entendre :

Je me suis retrouvé à l'hôpital

pour une opération des plus banales.

En dehors des visites, c'était bien long ;

j'ai pu passer du temps en réflexion.

En voyant les malades autour de moi,

souvent depuis longtemps ils étaient là,

je me suis dit qu'un jour, pour moi aussi,

à l'hôpital j'aurais mon dernier lit.

La vie sur cette terre n'est pas sans fin ;

elle n'est pas toujours belle, pourtant j'y tiens,

peut-être parce que je n'suis pas sûr

comment dans l'autre monde est le futur.

En y réfléchissant avec sérieux,

la première réponse qu'avoir je veux,

est qu'on me dise pourquoi sur cette terre

on doit rester coincé une vie entière.

En effet l'existence, dans l'au-delà,

c'est sûr et garanti, ce sera la joie ;

en y voyant le jour, directement,

ça nous éviterait bien des tourments.

- C'est vrai, ça ! fit Saïd.

D'autres êtres ont reçu cette faveur :

les anges furent placés dans le bonheur

dès qu'ils furent créés au paradis,

mais cette tentative a mal fini.

- Comment ça, ça a mal fini ?

- C'est dit dans la suite...

Dieu avait souhaité se fabriquer

des millions de copains pour les aimer ;

des êtres qu'il a mis auprès de Lui,

espérant qu'ils seraient aussi gentils.

(...)

 

" Il faut vivre au-dessus de ses moyens ".

Si vous avez lu le texte qui précède, vous aurez compris l'inutilité d'amasser les millions. Mais il faut bien vivre. Comment faire si on n'a que peu de moyens ? C'est un sujet qui m'est familier : si, lorsque je dirigeai le service informatique d'une verrerie, j'avais une Jaguar, ce ne fut pas aussi glorieux ni avant ni surtout après...

Il faut savoir vivre selon ses possibilités, et éviter d'en faire un drame ou de se jeter dans un surendettement qui ne fait qu'aggraver les choses. Je vous décris ci-dessous une situation pas très reluisante, mais qui n'a pas posé de problème ni de drame, car, comme on dit, "on a fait avec"...

Mes parents avaient quatre enfants, et un seul salaire de modeste employé. Malgré cela, nous avons toujours eu assez à manger, mais pas des choses sophistiquées. Au petit déjeuner, c'était des tartines de pain de campagne avec margarine et confiture ; ma mère était une virtuose de la confiture de prune.

Puis, en guise de gymnastique matinale, nous poussions la voiture...

Au collège, pour le repas de midi, il y avait les "demi-pensionnaires", qui prenaient un repas complet, et les "quart-pensionnaires" (dont j'étais) qui mangeaient un casse-croûte apporté, dans un autre réfectoire ; nous y recevions du café ou de la bière de table (ça se passait dans le Nord). Comme nous ne pouvions voir en quoi consistait le repas complet des autres, ça ne nous manquait pas, et il n'y avait pas de jalousie à ce propos. Nous y trouvions même un avantage : tandis que les autres restaient "coincés" une bonne heure dans leur réfectoire, nous avions fini en un quart d'heure, et pouvions ensuite nous ébattre dans une cour de récréation peu encombrée...

Au soir, il y avait le repas en famille ; c'était le repas principal, avec légumes et viande, ou poisson le vendredi. Le dimanche, on avait du rôti ou du poulet. Ma mère se serait sentie déshonorée s'il y avait eu un jour sans viande, quitte à économiser sur autre chose... Comme la viande était chère, il fallait tout en manger, y compris le gras, ce qui me donnait envie de vomir ; quand on m'y obligeait de force, je rendais tout mon repas, ce qui a été finalement jugé comme peu rentable, et on m'a laissé tranquille...

Lors d'un début de carême, le prêtre avait axé son sermon sur le jeûne. A ma grande surprise, d'après lui, jeûner, c'était ne faire qu'un seul repas complet par jour ; c'est ainsi que j'ai appris, chose que j'ignorais, que d'autres avaient cette habitude de deux repas complets par jour : à midi et au soir. Actuellement, on en serait à trois... et on s'étonne de l'obésité chez les enfants.

Pour le chauffage, un poêle au charbon chauffait uniquement le séjour. Il n'y avait pas de chauffage dans les chambres, mais cela ne posait aucun problème à des enfants, qui, il faut le savoir, sont moins frileux que des adultes. Comme, la nuit, j'avais souvent soif, je prenais un verre d'eau dans la chambre ; combien de fois n'ai-je pas retrouvé l'eau complètement gelée dans le verre, en me levant ?

Pour éviter d'abîmer nos vêtements, nous jouions au traîneau dans la neige, en culottes courtes... Et nous n'en sommes pas morts... Au contraire : nous étions plus résistants aux maladies.

(...)

 

" L'Etat doit dépouiller les morts ".

Pendant toute une vie, les parents se sont souvent saignés aux quatre veines pour laisser quelque chose à leurs enfants, notamment une maison.

Cette maison a déjà rapporté, année après année, un important quota d'impôts à l'Etat : taxe sur acte notarié, TVA sur les matériaux et la main d'œuvre, taxes foncières, taxe d'habitation, taxes sur les frais d'entretien et de réparations.

Comme si cela ne suffisait pas, l'Etat en réclame encore sa part lors de la succession, exactement comme s'il était un héritier prioritaire ! La conséquence la plus navrante est que les enfants seront généralement obligés de revendre la dite maison pour payer les droits de succession ; les pauvres parents se seront fatigués et fait des illusions pour rien, pour "zéro virgule zéro"...

Bien entendu, à la base il y a encore le triste principe français du nivellement par le bas : détruire les grandes (?) fortunes de sorte qu'il n'y ait plus que des pauvres...

C'est oublier qu'il est nécessaire et indispensable qu'il y ait des gens riches. En effet, la seule richesse des pauvres est le rêve. Il faut donc qu'ils puissent rêver qu'un jour eux aussi auront une vie dans le style de ces gens riches. Mais l'Etat est impitoyable ; il dit cyniquement aux pauvres : " si un jour vous devenez riches, on vous fera redevenir pauvres à coup de taxes et d'impôts "... C'est très grave que de briser ainsi le rêve et l'espoir des pauvres. Et si encore ça servait à quelque chose ! Si on ruine un riche qui possède 60 millions de francs, cela revient à donner 1 seul et misérable franc à chacun des 60 millions de Français (et autres)...

Mais il y a pire. Parfois, pour avoir ruiné un seul riche, on est obligé d'augmenter les impôts de plein de pauvres ! Et là, franchement, on voit mal l'intérêt de l'opération... Vous ne me croyez pas ? Attendez... A cause des droits de succession très élevés, des héritiers avaient été contraints de vendre le château familial. Des Japonais l'ont acheté, et comme l'intérieur n'était pas classé, ils ont tout enlevé pour expédier dans leur pays ; ils ont ensuite laissé le château à l'abandon, tombant peu à peu en ruine. C'est finalement l'argent du contribuable qui a dû servir à le racheter et à le restaurer !!! Superbe opération, non ? Si on avait laissé le château à la famille qui en prenait soin depuis des siècles, cela aurait été une belle économie pour le contribuable...

(...)

 

" Seul un avocat peut défendre nos intérêts ".

Se retrouver en justice, ça arrive même à des gens très bien.

Devant le Tribunal de Police et de Première Instance, c'est à dire ceux qui traitent les affaires les moins importantes (et où l'on risque le moins), on a le droit d'exposer sa défense soi-même, sans avocat.

Par contre, devant le Tribunal de Grande Instance ou devant la Cour d'Appel, on a juste le droit de la fermer : seul un avocat a la possibilité de parler en notre nom, et s'il enchaîne inexactitudes et énormités, on ne peut rien y faire, sous peine d'être expulsé de la salle. Je me souviens d'une affaire de divorce où l'avocat avait confondu avec un autre dossier, et l'intéressé lui faisait en vain des signes de plus en plus désespérés !

Cette interdiction de s'exprimer soi-même dans une affaire importante partait d'un bon sentiment, pour empêcher l'intéressé de se faire involontairement du tort, notamment en disant la vérité...

Or, les avocats sont submergés de dossiers, dont ils ne peuvent retenir les moindres détails, souvent importants, voire décisifs. Un avocat, dans une affaire d'accident dû à des pneus défectueux, a tout bonnement oublié de signaler qu'il s'agissait de pneus rechapés. J'ai même entendu un jour, avant une audience, un avocat demander à son adversaire de quoi il s'agissait dans leur affaire ! Authentique...

(...)

 

" La Poste a le droit de voler lettres et colis ".

Savez-vous ce qu'est le "grappillage" ? Cela signifie "voler par petites quantités". Dans certaines professions, c'est une (peu glorieuse) tradition.

Par exemple, quand une péniche chargée de grains passe dans une écluse, le préposé s'octroie le droit de puiser un seau de grains dans la péniche pour en nourrir ses poules. Dans un port, lorsqu'on décharge des oranges, les dockers (qui n'ont pas les moyens de s'en offrir...) en prennent pour eux.

Mais, petit à petit, ce phénomène a pris de l'ampleur ; on ne se contente plus de grappiller des oranges ou des bananes ; quand on expédie un chargement de 1.000 lecteurs de DVD, le destinataire n'en reçoit plus que 900, car 50 ont été "grappillés" au départ, et autant à l'arrivée...

Dans certains centres de tri postal, le même phénomène a lieu : cela devient une sorte de droit acquis de compléter son salaire en se servant dans les colis.

C'est ainsi que le colis contenant les copies du bac, à Aix en Provence, a été volé ("spolié" comme dit pudiquement la Poste), parce qu'il avait la taille et le poids d'un magnétoscope. L'affaire a fait grand bruit, et le colis a fini par être restitué discrètement... Souvent, le colis a été manifestement ouvert, et il manque une partie de son contenu. Mais les voleurs ne sont pas idiots, ils savent différencier une marchandise de valeur d'une simple pacotille. J'ai reçu un jour un colis où la commande devait être accompagnée d'une bague dorée ; la petite boîte contenant la bague avait été ouverte, et la bague sortie ; voyant que ce n'était que du toc, on avait tout remis en vrac dans le colis. Par contre, une entreprise de bijouterie de Besançon a dû déposer plainte car aucun de ses colis n'arrivait plus à son destinataire dans mon département ; suite à cette plainte, le centre de tri s'est mis en grève, au nom des droits acquis...! Le personnel a été heureusement "expurgé" depuis lors. Là où c'était cocasse, c'est quand les facteurs eux-mêmes se plaignaient d'être "spoliés" de leur colis...

(...)

 

" Il faut suivre aveuglément les ignares des médias ".

Le bien le plus important, pour une nation, après son territoire et ses habitants, c'est sa langue ; des conflits sanglants ont souvent été menés pour la défendre. Or, actuellement, notre langue est systématiquement massacrée par les ignares des médias. Voici par exemple ce qu'on peut entendre à la télé :

Dans un zou de la vie de Avignon, la hyène et l'ourseu blanc onte volé à des zandicapés un yitre de huile d'olive à vintte-size francs ; la directrice, qui regardait les pompiers colmater une incendie, n'était pas prête de pouvoir pallier à ce sorte d'incident nahurissant ; mais je revienderai sur les yieux.

("traduction" : dans un zoo de la ville d'Avignon, l'hyène et l'ours blanc ont volé à des handicapés un litre d'huile d'olive à vingt-six francs ; la directrice, qui regardait les pompiers éteindre un incendie, n'était pas près de pouvoir pallier cette sorte d'incident ahurissant ; mais je reviendrai sur les lieux.)

C'est là un triste florilège de ce qu'on peut entendre couramment dans l'audio-visuel, y compris, voire surtout, sur des chaînes "culturelles" comme France 5... Concernant France 5, c'est désespérant ; il n'y a visiblement aucun contrôle sur les traductions des commentaires des documentaires. Des fautes comme "la" hyène au lieu de "l'hyène", ou "un" orque au lieu d'"une" orque sont monnaie courante ; bientôt on va dire aussi "un" baleine ?

On confond le gîte et la gîte, et dans le documentaire concernant l'expédition Shackleton dans l'Antarctique, on pouvait entendre : "le bateau accentuait son gîte". Dans le même documentaire, on a pu apprendre que Shackleton " était tenté par le sort du bateau Belgica ". Comme ces marins étaient morts de froid, je ne comprenais pas ce qu'il pouvait y avoir de bien tentant là-dedans. Jusqu'au moment où j'entrevis la vérité : il fallait, en fait, comprendre que les marins " étaient hantés par le sort... ". Voilà bien l'exemple lamentable d'une "liaison mal-t-à propos"...

Quand, une semaine plus tard, Arte diffusa le même documentaire, surprise : le commentaire avait été corrigé : "était-t-hanté" est devenu "gardait à l'esprit", et "accentuait son gîte" est devenu "gîtait fortement"...

Dans une émission médicale, aussi sur F5, on pouvait apprendre que la main était un instrument de "préemption" (au lieu de "préhension")...

(...)

 

" Il est très facile d'obtenir la nationalité française. "

Avant d'en venir à des idées fausses concernant de graves problèmes de santé, tordons encore le cou à un "canard" (pauvre bête...) largement médiatisé.

On s'imagine en effet qu'il suffit de résider légalement en France pour pouvoir demander la naturalisation. Rien de plus faux.

En fait, il faut être riche, en excellente santé, avoir obtenu le prix Nobel, et ne pas avoir un père qui boit ou une sœur qui papillonne d'un homme à l'autre ; il faut surtout ne pas être un adversaire politique du maire... Si l'on appliquait aux Français ce qui est exigé d'un étranger, beaucoup perdraient la nationalité !

En effet, j'ai réussi à me procurer un document à remplir par le maire, soigneusement estampillé "confidentiel" et "cette notice ne doit en aucun cas être communiquée au postulant". Ben voyons ! Comme ça, le maire peut y écrire tout ce qu'il veut, sans le moindre contrôle du "suspect". Ce document ne comporte pas moins de huit grandes pages ! Avec 42 groupes de questions... Je ne vais pas vous en infliger la liste exhaustive, mais seulement un échantillon qui donne froid dans le dos : imaginez la jubilation du maire quand il a à répondre aux questions suivantes à propos de quelqu'un qu'il n'apprécie pas, ne serait-ce que pour la couleur de sa peau... :

~ Sa conduite et sa moralité ont-elles donné lieu à quelques "observations" ?

~ Jouit-il de la considération publique ?

~ Les membres de la famille (ascendants, descendants, conjoints, frères et sœurs) ont-il fait l'objet de "remarques" au point de vue de la conduite, de la moralité, des antécédents judiciaires ? Ont-ils fait l'objet de mesures de police et notamment l'objet d'un arrêté d'expulsion ? (on voit mal pourquoi il serait responsable des agissements du reste de sa famille...)

(...)

 

" On ignore ce qui provoque la mort subite. "

Aux deux extrémités de la vie, on constate des décès subits et, à première vue, inexpliqués : chez les nourrissons, mais aussi chez les personnes âgées. Comme il n'y a aucun signe clinique de maladie ou de traumatisme, même à l'autopsie, on se perd, comme on dit, en conjectures. En fait, l'explication est extrêmement simple, mais comme elle n'est pas d'ordre médical, les médecins, qui n'y ont jamais pensé, prétendent qu'il n'y a pas d'explication, et à cause de leurs œillères de nombreux décès continuent à se produire alors qu'un geste simple permettrait de les éviter...

Ces décès, en fait, sont dus à des phénomènes relevant de la physique élémentaire et de la biologie des mammifères, et non à une cause d'ordre médical.

A leur venue au monde, tous les mammifères ne sont pas égaux. Un jeune poulain, quelques instants seulement après sa naissance, peut se redresser, marcher, et suivre sa mère. Aucun humain n'est capable d'une telle performance : il nous faut entre 8 et 18 mois pour marcher, et quelques années de plus pour arriver à courir.

Le stade de développement d'un bébé est complètement inachevé, notamment son système nerveux central, dont les réflexes respiratoires : pour que la respiration veuille bien démarrer, on doit d'ailleurs donner une petite tape au bébé, et ce sont les premiers cris qui confirment le début de la respiration. Cette respiration est loin d'être automatique, et il suffit de pas grand chose pour qu'elle s'interrompe.

A sa naissance, le nouveau-né doit s'habituer à un phénomène inconnu pour lui : la pesanteur, qu'il ne ressentait pas en flottant dans le liquide amniotique. Pour en avoir une idée, il suffit de se rappeler de ce qu'on ressent en sortant d'une piscine, la chape de plomb qui s'abat brusquement sur nos épaules. Imaginez alors l'effet produit après un séjour de neuf mois dans une "piscine"...

(...)

 

" Seuls des moyens coûteux peuvent vaincre le Sida ".

Le jeune Lucas avait fait une constatation curieuse : les personnes souffrant d'hypothermie, c'est à dire dont la température est inférieure à la normale, et qui ont entre 35 et 36°, n'attrapent plus jamais la grippe. Peut-être, s'est-il dit, que l'organisme de ces personnes est trop froid pour que le virus puisse s'y reproduire plus vite qu'il n'est éliminé.

Il a établi un parallèle avec le virus du sida, et s'est demandé quelle pouvait être l'influence d'une baisse de température sur l'état d'un malade.

Cette question est assez logique. Le sida est apparu à une époque de réchauffement de la planète, qui a entraîné notre propre réchauffement ; il y a 30 ans, notre température normale était de 36,5° mais actuellement même un peu plus de 37° est considéré comme normal. Il est possible que nous soyons devenus "intéressants" pour des virus qui nous laissaient tranquilles auparavant...

De plus, le sida est originaire des pays chauds, où il prolifère davantage. Il aime aussi les régions plus froides mais aux appartements bien chauffés. Par contre, il meurt très vite à l'air libre, plus froid.

Cela semblait donc indiqué de faire ce genre de test avec un malade : le refroidir un certain temps, et voir la réaction du virus.

Pour refroidir un malade, ce n'était pas la peine de le plonger dans la glace. En voyant une émission du commandant Cousteau, Lucas avait eu une idée. Dans les caissons de plongée, on utilisait à l'époque un mélange d'oxygène et d'hélium. Or l'hélium a une propriété typique : il dissipe la chaleur. Cela rendait d'ailleurs toute cuisine impossible dans le caisson de plongée : la chaleur de la flamme d'un réchaud, au lieu de réchauffer le récipient, se voyait répartie dans tout l'habitacle à cause de l'hélium ; l'équipe de plongée était obligée de cuisiner au four à micro-ondes.

Autre constatation : même la chaleur corporelle de l'équipe se dispersait par l'hélium, et ces personnes étaient en légère hypothermie ; elles n'en souffraient pas et avaient même l'impression d'avoir trop chaud, ce qui les amenaient à rester en vêtements de corps.

Voilà la solution, s'est dit Lucas : on place un malade dans un caisson hyperbare (au sol), et on lui fait respirer un mélange oxygène-hélium pour faire baisser légèrement sa température. Puis, on observe ce qui se passe après un jour, deux jours, etc. En une semaine au plus on serait fixé sur l'influence (positive ou nulle) sur le virus du sida.

(...)

 

" On ne peut rien faire contre le suicide des jeunes ".

Chaque année, mille enfants et jeunes se suicident, et quarante mille font une tentative.

Lucas avait été confronté de manière tragique avec le problème du suicide.

Comme il avait une mentalité de gamin de douze ans, il était très copain avec plein d'enfants et de jeunes, et essayait de s'en occuper comme il pouvait ; il recevait souvent la confidence de leurs problèmes.

Un couple d'épiciers avait un enfant unique, un jeune qui les gênait pour leur commerce. Il l'avaient donc mis en pension. Le jeune s'enfuyait régulièrement de la pension, et finissait par atterrir chez Lucas. Lucas arrangeait les choses entre le jeune et ses parents, qui le renvoyaient aussi sec à son pensionnat. Et le cycle pouvait recommencer. Personne ne comprenait que ce jeune manquait terriblement d'affection.

Un jour qu'il était, à nouveau, chez Lucas, il lui a suggéré qu'il aurait bien souhaité un "geste d'affection", qui, objectivement, ne faisait de tort à personne. Lucas, qui était un peu du genre coincé, n'a pas refusé, il a fait pire : il a fait semblant de ne pas comprendre ; le jeune a eu la délicatesse de ne pas insister. Mais il s'est dit, assez logiquement, que si quelqu'un d'aussi gentil que Lucas le rejetait, il serait rejeté par tous, sa vie entière, ce qui était une constatation insoutenable.

Le même soir, le jeune a marché, sur les rails, à la rencontre d'un train express, dans une courbe en région boisée, afin que le conducteur ne le voie qu'à la dernière seconde. Sous le choc, à 160 km/h, il a explosé comme une tomate trop mûre. Les morceaux de son corps ont été éparpillés dans les arbres ; on n'a retrouvé qu'une seule jambe, et même sa tête n'était plus entière. Les pompiers ont mis les débris dans une sorte de sac poubelle ; le cercueil faisait moins d'un mètre.

Le jeune a eu un bel enterrement, la morale était sauve et les "ligues de vertu" étaient satisfaites ; bref, tout le monde était content. Sauf Lucas, qui a traîné pendant des années le remords de ce drame qu'il aurait pu facilement éviter.

(...)

 

" Ce qui n'est pas restaurant**** est de la malbouffe "

Tout a commencé par une histoire de veau.

Les Américains ont l'habitude d'engraisser leurs veaux aux hormones. Comme ils n'en sont pas malades, ils ne voient pas pourquoi les autres pays du monde, dont l'Europe, devraient s'en priver. Aussi, ils demandèrent un jour à l'Europe de lever l'interdiction au sujet de cette viande.

Si l'Europe, bon prince, avait accepté, que se serait-il passé ? Comme l'origine de la viande doit apparaître sur l'étiquette, qui aurait acheté du veau " provenance : USA " ? Très peu de personnes. Cela n'aurait donc pas été très rentable pour les USA, qui auraient renoncé à des ventes déficitaires, et le problème se serait réglé tout seul.

Mais l'Europe a préféré camper avec défi sur ses positions, trop contente de faire mordre la poussière aux Américains. Ils avaient simplement oublié que ce petit jeu peut se jouer à deux...

Les Américains prirent alors des mesures de rétorsion, taxant certains produits français non indispensables à la vie humaine, dont le roquefort de Mr J.B. Ce dernier l'a très mal pris, hurlant qu'on l'étranglait (je sais, c'est difficile, mais il l'a fait). Une remarque en passant : les taxes américaines ne semblent pas trop l'affecter, puisqu'il trouve de quoi sillonner la planète, pour participer à la moindre manifestation anti-américaine...

Comme il avait une dent contre les USA, il s'en est pris à une entreprise dirigée par des Français, avec du personnel français et des produits français : les Mc Do. Difficile à comprendre. Une campagne de dénigrement a été lancée, reprise avec délectation par les médias, et le terme de "malbouffe" a été inventé pour désigner ce qu'on mange ailleurs qu'au restaurant****.

Or, les produits de base des Mc Do ne sont pas "mauvais", et viennent de France. Imagine-t-on des salades faire une semaine de bateau depuis les USA ? Dans quel était arriveraient-elles, et à quel prix ? On nous fait croire que, quand un cultivateur local vend ses salades à un restaurant du coin, c'est de la haute gastronomie ; s'il vend la même salade à un Mc Do, cela devient de la malbouffe... Bref, on nous raconte... des salades ! C'est bien le cas de dire qu'on veut nous faire avaler n'importe quoi...

(...)

 

" Nous sommes responsables de l'effet de serre ".

Là, c'est la manipulation dans toute sa "splendeur". On veut nous faire croire que le CO2 que nous produisons monte faire un couvercle de marmite au-dessus de nos têtes ; on veut aussi nous faire croire qu'il est le seul gaz en cause. Deux affirmations dénuées de fondements, comme vous allez le voir.

Voyons cela plus en détail.

~ Le CO2

Chacun d'entre nous a essayé, enfant, de gonfler un ballon en soufflant avec la bouche ; l'opération terminée, c'était chaque fois la déception de voir le ballon descendre inexorablement vers le sol, au lieu de s'élever dans les airs. L'explication est pourtant simple : ce que nous avons insufflé dans le ballon est un mélange d'air et de CO2 provenant de notre respiration ; or, il faut savoir que le CO2 a une densité de 1,52 par rapport à l'air, c'est à dire qu'il est 52 % plus lourd que l'air et qu'il retombe donc logiquement vers le sol.

C'est à cause de cette forte densité que le CO2 a tendance à s'accumuler au fond des puits (danger d'asphyxie) ou des grottes en déclivité fermée (en fin de saison touristique, la respiration devient malaisée dans un certain Aven ardéchois...). Ce gaz peut même être " versé " d'un récipient dans un autre sans aucun risque de le voir "s'envoler".

En 1986, une énorme bulle de CO2 s'est dégagée du fond du lac du cratère Nyos au Cameroun ; là aussi, au lieu de s'élever dans les airs pour aller former un couvercle à effet de serre, le gaz s'est logiquement étalé au niveau du sol, prenant la place de l'air et asphyxiant humains et animaux par centaines...

On voit mal, par quel miracle, un gaz qui tend, de par sa densité, à rester au ras des pâquerettes, se mettrait subitement à prendre de l'altitude (et y rester) pour jouer au couvercle de marmite... On sait bien que, déjà en haut des gratte-ciel, on est souvent au-dessus des gaz polluants, trop lourds (exemples de quelques densités : chlore = 2,467, SO2 = 2,26, NO2 = 1,6 ; quant à NO, de même densité que l'air, il se combine avec l'ozone pour faire de l'oxygène et du NO2).

Autre point troublant : les endroits où l'on trouve le plus de CO2 sont les villes (ce qui est logique) mais aussi... les forêts ! En effet, dans les forêts, les feuilles mortes et autres matières décomposées par les bactéries produisent du CO2 en continu, en plus de la respiration naturelle des plantes; la nuit, quand la photosynthèse ne se fait pas et ne transforme pas le CO2 en oxygène, le taux de CO2 est maximal, émanant des feuilles mais même du tronc et des racines ! Les " puits de carbone " sont donc aussi des "puits de CO2"... La différence est la biomasse, et cette biomasse est en expansion, les arbres croissant plus vite et plus haut . Là où il y le moins de CO2 c'est au-dessus des champs cultivés (pas de matières en décomposition) ou au-dessus des mers (absorption par l'eau).

Comme quoi, la répartition du CO2 est loin d'être régulière !

C'est donc abusif de prétendre qu'un gaz nettement plus lourd que l'air et à répartition géographique variable puisse monter faire un couvercle uniforme tout autour de la Terre.

(...)

" C'est nous qui trouons la couche d'ozone ".

Il y a deux trous, dans la couche d'ozone : au-dessus de chacun des pôles, avec un trou plus grand au pôle Sud.

Cet ozone est produit par l'action des UV sur l'oxygène : 3 O2 <> 2 O3, mais il est très instable et retourne à l'état d'oxygène à la première occasion en libérant 34.000 calories par molécule. Il est dès lors très réactionnel, y compris avec la vapeur d'eau, mais cette vapeur est absente à 50 km de hauteur, et l'on s'est demandé ce qui pouvait le détruire, nécessairement autre chose que l'hydrogène et le sodium, situés bien plus haut.

On a pensé à une substance très intéressante, le chlore (Cl2), qui agit comme un catalyseur : 6 Cl2 + 2 O3 >> 6 Cl2O ; mais Cl2O est très instable et rien que sous l'action des UV il peut se retransformer : 6 Cl2O >> 3 O2 + 6 Cl2 ; le chlore à nouveau libre peut recommencer son travail de destruction de l'ozone.

Eurêka ! se sont dit certains, et il ne restait plus qu'à trouver le coupable émetteur de chlore ; on s'arrêta sur les Chlorofluorocarbones (CFC), du type méthane (Cl2F2C) ou éthane (Cl2F2C2), envoyés dans les airs par les aérosols et les fuites des frigos au fréon. Il ne restait plus qu'à prendre des décrets d'interdiction, ce qui était plus à la portée des humains que d'interdire au soleil de s'exciter...

Puis, on s'aperçut que les trous ne se refermaient pas, pire : ils s'agrandissaient par moments. Mais personne ne se posa certaines questions assez dérangeantes.

Par exemple, le Cl2F2C a une densité de 4,2 et le Cl2F2C2 4,7 ! Comment des molécules 4 à 5 fois plus lourdes que l'air peuvent-elles grimper à 50 km d'altitude ? Autant s'attendre à voir le sable du fond des océans venir flotter par tonnes à la surface de l'eau ! On a alors avancé l'action des UV qui fragmenteraient ces grosses molécules. C'est oublier que dans l'hémisphère Nord, principal producteur de CFC, l'effet des UV est à ce point lamentable que 10 mois sur 12 nous méritons bien notre appellation de "visages pâles".

(...)

" Le terrorisme est impossible à Toulouse ".

J'ai toujours trouvé hautement invraisemblables les théories tendant péniblement à faire croire à une cause "accidentelle" de l'explosion dans l'usine AZF.

On a, en effet, prétendu n'importe quoi, comme un court-circuit dans un lieu sans électricité, ou une erreur de manipulation, comme si le nitrate d'ammonium explosait en le laissant tomber... On a parlé de "négligences", comme si l'absence de répétitions d'évacuation, voire de papier dans les toilettes, pouvait déclencher une explosion...

J'ai alors fait parvenir aux chaînes de télévision et aux enquêteurs un extrait de cours de chimie qui révèle qu'il faut au moins 185° pour que le nitrate liquide se décompose, et donc davantage pour le nitrate solide, et encore plus pour celui à gros grains comme celui de Toulouse.

On a alors évoqué la fermentation (!) ; or ce n'est possible qu'avec une substance organique sous l'action de levures, d'enzymes, de champignons, ce qui n'est pas possible avec le nitrate d'ammonium (NH4NO3, qui ne possède aucun atome de carbone...). On a ensuite émis l'hypothèse d'un tractopelle qui escaladait le tas de nitrate en pissant du gasoil un peu partout... (on se demande, au vu du cratère sur le lieu de l'explosion et la puissance de celle-ci, où on a bien pu en retrouver des traces !). C'était une hypothèse gratuite de plus, aucune preuve n'ayant été faite que du gasoil en contact avec le nitrate puisse le faire exploser à température ambiante, et de plus, longtemps après la perte de carburant, puisque personne ne travaillait dans le dépôt : ou bien cela se décompose tout de suite, avec une réaction en chaîne, ou bien jamais, mais pas à retardement.

Après plusieurs mois d'enquête, on en a enfin conclu que l'explosion avait débuté au sein même de la masse, déduction qui pourtant tombait sous le sens dès le premier jour, en constatant que l'effet principal avait été dirigé vers l'extérieur, ce qui n'aurait pas été le cas pour un "point chaud" trop superficiel ; d'autre part, vu la dimension du cratère, on se doutait aussi que l'origine n'était pas au ras du sol (toute la puissance de l'explosion aurait été vers le haut). Et il a fallu 3 mois pour en arriver à ça...

(...)

 

" On ignore le début réel du troisième millénaire ".

Fin 1999, tout le monde pensait entrer dans le troisième millénaire le 1 janvier 2000, et cet événement a d'ailleurs été fêté comme tel et comme il se devait par la grande majorité des pays du monde, avec manifestations exceptionnelles à l'envi.

Tous les pays ? Non pas tous. Nous avons eu droit, comme de bien entendu, à la célèbre "exception française". Et nous avons même réussi à "contaminer" quelques pays voisins.

Répétant l'erreur du calendrier révolutionnaire, nous avons décrété que, en analogie avec le risque 0, l'an 0 n'existait pas non plus, sans nous soucier d'introduire ainsi une discontinuité dans le temps, ni de remonter à l'auteur de notre calendrier, le moine Denys le Petit.

Les révolutionnaires avaient pour eux l'excuse (peu glorieuse, il est vrai) d'avoir massacré savants et scientifiques qui auraient pu les détromper ; ceux d'entre eux qui avaient survécu n'ont bien sûr pas pris le risque de l'ombre du soupçon d'une idée de critique...

Ceux qui ont lancé ce bobard n'étaient pas des spécialistes du Temps, et ils auraient mieux fait de se cantonner dans leur domaine, à moins qu'ils n'aient voulu piéger les ignares des médias qui s'étaient, évidemment, jetés avec avidité sur cette donnée à sensation...

Les mises au point, nombreuses et successives, de mathématiciens et physiciens, ont été soigneusement occultées, tant était forte la prétention des ignares des médias de nous donner une leçon...

Heureusement, bien des gens, avec leur simple bon sens, n'ont pas été dupes et ont fêté le 31 décembre 1999 l'entrée dans le nouveau millénaire.

Fin 2000, avec un an de retard sur pratiquement le reste du monde, la France a voulu fêter "son" passage au 3e millénaire. Avec très peu de succès, malgré les efforts désespérés des médias pour nous citer la 1e pluie du millénaire, le 1er accident du millénaire, le 1er journal télévisé du millénaire, événements d'une importance capitale et primordiale, bien entendu !

Il n'y avait pas que les gens modestes qui ont refusé de se laisser ainsi mener en bateau. Il y a aussi eu des personnalités de premier plan...

(...)

Saddam et les "meuchants" Américains.

Des Européens, dont des Français, sont allés en Irak pour servir de boucliers humains à Saddam Hussein. Partout de par le monde se déroulées des manifestations virulentes pour le défendre. Qui était donc ce saint homme qui attirait tant de sympathie et pour qui l'on était prêt à mourir ? Je me suis dit qu'il valait certainement la peine d'être connu, et je me suis donc informé au sujet d'un personnage aussi attachant.

Première déconvenue. J'ai appris que, profitant d'une situation chaotique chez son voisin, l'Iran, il lui avait tout bonnement déclaré la guerre. Guerre qu'il a perdue. Guerre qui a fait 2.000.000 de morts, dont des dizaines de milliers par l'usage d'armes chimiques irakiennes. Un peu interloqué, je me suis dit : c'est une erreur de jeunesse, voyons plutôt la suite.

La suite, ce fut le Koweit, pays minuscule mais riche, dont le puissant Saddam n'a fait qu'une bouchée, manifestement pour s'accaparer de son pétrole, comme au bon vieux temps des razzias, où chaque village pillait le voisin... Bref, rien de nouveau sous le soleil d'Arabie, et pas de quoi fouetter un chat. Mais certains détails m'ont fait quand même fait sourciller. Des récits à propos d'enfants dont on découpait les membres, et on rendait ensuite les morceaux aux parents, dont le tronc encore vivant... Des jeunes dont on arrachait les yeux avec une petite cuiller, et d'autres choses aussi horribles. Comme ensuite Saddam se proposait d'envahir l'Arabie Saoudite, les pays arabes prirent peur, et se hâtèrent de se joindre aux Américains pour mettre un terme à ces visées expansionnistes. Saddam fut refoulé jusque dans ses frontières, et le conflit fit 250.000 morts. Je me suis dit : bon, Saddam n'est guère aimable avec les pays voisins, mais peut-être est-il admirable avec son propre peuple ? Sans ça, pourquoi, nous les Européens, serions-nous tellement épris de lui ?

J'ai continué ma petite enquête. Aussitôt après avoir reçu une raclée des Arabo-Américains (+ quelques figurants français, pour la forme), Saddam, vexé comme un pou, a tourné sa mauvaise humeur et sa rancoeur contre les Kurdes, dans le Nord de son pays, et les Chiites, au Sud. Je me suis dit : bon, il a pété un plomb, mais c'est humain. Seul problème : son coup de sang a quand même fait 200.000 victimes, et 80 villages kurdes ont été rayés de la carte. Là, j'ai commencé à douter de la sainteté du personnage.

Puis, ça a été la découverte de l'horreur. Des centaines de petits enfants kurdes gisant à terre, la bouche béante, victimes des armes chimiques de Saddam, tués à dessein dans une volonté d'extermination. Là, j'avais bien du mal à comprendre pourquoi Saddam était aussi vénéré en Europe.

Après cette horreur qui n'était néanmoins que ponctuelle, j'ai découvert l'horreur quotidienne.

Alors que Saddam avait l'autorisation de vendre du pétrole pour acquérir nourriture et médicaments, il préférait donner son pétrole grauitement (ce qui ne lui était pas défendu) aux Jordaniens, et affamer son peuple, le priver de médicaments, afin d'entretenir chez ses sujets la haine de l'Occident. Là, il y eut, au cours des ans, 1.000.000 de morts civils, dont 500.000 enfants en bas âge. Et certains d'entre nous sont descendus dans la rue pour que ça puisse continuer...

(...)

 

" Il vaut mieux avorter qu'adopter ou cloner ".

Nous vivons à une curieuse époque, où la spécialité est le renversement des valeurs traditionnelles, sous la houlette des médias, champions toutes catégories. Il ne faut pas compter non plus sur la moindre logique en la matière, et l'hypocrisie est de règle...

C'est ainsi qu'on nous fait croire que donner la vie est soumis à conditions, voire peut être sanctionné en "justice", voire est un crime. Par contre, empêcher un enfant de naître, voire le tuer quelques instants avant sa naissance (voir plus loin), est présenté comme une grande victoire, une magnifique avancée de la civilisation ; on est payé pour ce noble geste, et c'est tout juste si on ne reçoit pas une médaille...

Entre les deux, il y a ceux qui ont accepté, ou voudraient accepter d'apporter leurs capacités affectives à l'enfant d'autrui. Et là, tout est fait pour les dissuader : rendre un enfant heureux est considéré comme une faute impardonnable, il faut qu'il soit bien malheureux dès l'enfance pour se préparer à tous les malheurs qu'il ne manquera pas d'avoir à l'âge adulte... Avec un raisonnement à la noix comme ça, tant qu'on y est, on pourrait aussi lui crever le yeux, sous prétexte qu'il deviendra peut-être aveugle plus tard, et que ce n'est pas mauvais de s'y préparer un demi-siècle à l'avance...

D'après le Code Civil (art. 343 et suivants, 360 et suivants), c'est très facile de pouvoir adopter un enfant : il suffit d'avoir plus de 28 ans et au moins 15 ans de plus que l'adopté ; l'adopté doit avoir au plus quinze ans pour l'adoption plénière, ou alors il faut se contenter d'une adoption simple. Rien n'indique dans la loi qu'un célibataire, un homo ou un smicard ne peuvent adopter d'enfant, c'est le juge du tribunal d'instance qui doit vérifier si "l'adoption est conforme à l'intérêt de l'enfant" (art 353).

Comme le juge n'a pas été faire une enquête sur place, cela a été délégué à la DDASS : c'est le fameux " agrément " (art. 353-1), qui a provoqué tant de drames aussi bien auprès des adoptants que des adoptés.

(...)

" Nous sommes seuls dans l'univers ".

Les personnes impressionnables ou, au contraire, les "esprits forts", feraient bien de passer ce chapitre...

Avec la meilleure foi du monde, il est très difficile de croire que des êtres d'autres univers nous visitent, ou sont tout près de nous, et ce malgré une multitude de témoignages crédibles.

Il y a aussi le mystère des apparitions religieuses, non seulement de la Vierge, mais ne serait-ce que déjà celles du Christ à ses apôtres après sa mort. Et que penser de la disparition de son corps au tombeau ? Le linceul ne portait aucune trace d'arrachement au niveau des blessures, comme si le corps s'était dématérialisé, laissant le linceul s'affaisser sur lui-même. Quant à l'Ascension, on voit mal comment le Christ, arrivé à une certaine altitude, aurait pu continuer à respirer ; cela posait même un problème à un curé que j'ai connu, et qui lors de son sermon du jour de l'Ascension avait trouvé une échappatoire : le Christ n'était pas remonté au Ciel, mais plutôt dans l'estime de son Père (comme s'il avait jadis démérité)...

Enfin, il y a notre croyance immémoriale en une survie et la multitude de témoignages où, manifestement, les défunts continuent à s'occuper de nous, voire établissent certaines formes de contact.

Le grand obstacle à tout ce qui précède est : " où sont donc tous ces gens alors qu'il faut des milliers d'années-lumière pour atteindre une autre étoile ? ".

Figurez-vous que les savants ont la réponse depuis peu, mais cela reste caché au public, car cela peut se révéler assez angoissant.

Je vais essayer de ne pas être trop technique, comme de vous parler d'ondulations dans un ou plusieurs champs scalaires de l'univers.

En gros, il était communément admis que notre monde est issu d'un "big bang", il y a quinze milliards d'années, dont l'expansion phénoménale a créé tout ce qui nous entoure à l'infini. Mais, depuis une vingtaine d'années, cette théorie, (toujours valable, rassurez-vous) a été complétée par les travaux d'Andreï Linde et Alexander Vilenkin. D'après eux, avant, pendant et après notre big bang et l'expansion de sa bulle, il y en a eu quantités d'autres, donnant chacun naissance à un autre monde et sa bulle, aux caractéristiques pouvant être très différentes de notre monde et compter des dimensions dont nous n'avons pas idée. Cela continuerait encore actuellement. D'après Mr Linde, ces bulles espace-temps seraient séparés par des distances fantastiques. Mais, d'après les renseignements confidentiels dont je dispose, ce n'est pas exact.

(...)

pour commander le livre

retour...